SHNTech 2022: conférencières principales

Toutes et tous engagé·es pour des savoirs libres

Tanja Niemann, Directrice générale du Consortium Érudit

  • Date : le mercredi 25 mai
  • Heure : 13h à 14h30
  • Langue de présentation : français
  • Cette présentation aura lieu dans l’EspaceCréatif (302 Pavillon Pérez), avec la possibilité pour les participants d’y assister virtuellement via Zoom.
  • Inscription pour la présentation virtuelle

Érudit accompagne des revues savantes et culturelles dans leur diffusion numérique alors que la plateforme erudit.org est l’un des principaux points d’accès à la recherche canadienne en sciences humaines et sociales en français et en anglais au Canada. Les vingt dernières années ont été marquées par des changements importants, notamment l’appui au mouvement du libre accès. En étudiant l’évolution d’Érudit, nous tracerons le portrait des enjeux de la diffusion numérique au pays et à l’étranger.

Tanja Niemann est directrice générale du Consortium Érudit. Impliquée au sein d’Érudit depuis plus de 15 ans, elle a été responsable des relations avec les éditeurs et du développement des collections, de projets de numérisation à grande échelle et de développements technologiques. Elle possède une vaste expérience de la gestion d’infrastructures de recherche en sciences humaines et sociales dans tous ses aspects. Elle codirige actuellement le projet pancanadien Coalition Publica afin de développer une infrastructure nationale ouverte et non commerciale dédiée à la recherche, à la diffusion et à la publication savante numérique.


Le féminisme des données en action

Dre Lauren F. Klein, English and Quantitative Theory & Methods (Emory University)

Qu’est-ce que le féminisme des données ? Comment les pensées féministes sont-elles intégrées dans les recherches axés sur les données ? Et comment les chercheur·ses en sciences humaines, en particulier, associent-ils la science des données, la visualisation des données et la théorie féministe dans leurs recherches ?

S’appuyant sur son récent livre, Data Feminism (MIT Press), coécrit avec Catherine D’Ignazio, Dre Klein présentera un ensemble de principes pour faire de la science des données qui sont informés par les dernières décennies d’activisme féministe intersectionnel et de pensée critique. Afin d’illustrer ces principes, ainsi que certaines des façons dont les chercheur·ses ont commencé à les mettre en œuvre, elle discutera d’une série de projets de recherche récents, dont plusieurs sont les siens : 1) une analyse thématique d’un vaste corpus de journaux du XIXe siècle qui révèle le travail invisible des femmes rédactrices de journaux ; 2) le développement d’un modèle de changement sémantique lexical qui, combiné à l’analyse de réseau, raconte une nouvelle histoire sur l’activisme des Noirs aux États-Unis au XIXe siècle ; et 3) un livre interactif sur l’histoire de la visualisation des données qui montre comment les questions de politique ont été présentes dans le domaine depuis ses débuts. Pris ensemble, ces exemples montrent comment la pensée féministe peut être opérationnalisée dans des pratiques de données plus éthiques, plus intentionnelles et plus capacitives, dans les humanités numériques et au-delà.

Photo par Tamara Gonzalez

Lauren Klein est la Winship Distinguished Research Professor et professeure agrégé aux départements d’English et de Théorie et méthodes quantitatives de l’université Emory, où elle dirige également le Digital Humanities Lab.

Elle est l’auteur de An Archive of Taste : Race and Eating in the Early United States (University of Minnesota Press, 2020) et, avec Catherine D’Ignazio, Data Feminism (MIT Press, 2020). Avec Matthew K. Gold, elle édite Debates in the Digital Humanities, un flux de publications hybride, imprimé et numérique, qui explore les débats dans le domaine au fur et à mesure de leur émergence.


Questions ? Envoyez un courriel à la Coordonnatrice des SHN à dhnarts@uOttawa.ca.