Série de conférences en cultures numériques

En collaboration avec le bureau du Vice-doyen à la recherche de la Faculté des arts, nous vous présentons la Série de conférences en cultures numériques. Cette série d’une durée d’un an présentera des recherches et des initiatives de pointe dans le domaine de la recherche numérique. Les conférences en septembre et en octobre seront présentées dans un format hybride avec la possibilité pour les invités de nous rejoindre à distance via Zoom. Les détails sont fournis ci-dessous.


Conférences d’hiver 2023

17 février à 11h

Voir comme une erreur algorithmique: Que sont les erreurs algorithmiques, pourquoi sont-elles importantes, comment peuvent-elles devenir un problème public ?

Présentation virtuelle. Inscrivez-vous!

Cette conférence fait partie de l’édition 2023 du « Digital Humanities Virtual Seminar » organisé par le CRIHN, le Thinc Lab (Guelph), Le Labo de données en sciences humaines (uOttawa), et le Center for Digital Humanities (Toronto Metropolitan U).

Mike Ananny est Professeur agrégé en communication et journalisme et Professeur affilié en science, technologie et société à l’Annenberg School for Communication and Journalism de la University of Southern California, où il étudie la signification publique des infrastructures numériques, des pratiques journalistiques et des systèmes algorithmiques. Il codirige le collectif interdisciplinaire MASTS (Media As SocioTechnical Systems) de l’USC et le projet Knowing Machines de la Fondation Sloan (avec Kate Crawford et Jason Schultz). Il est l’auteur de Networked Press Freedom (MIT Press, 2018), co-éditeur (avec Laura Forlano et Molly Wright Steenson) de Bauhaus Futures (MIT Press, 2019), et publie dans divers domaines interdisciplinaires.

Avec la prolifération des appareils numériques, des ensembles de données massives et des techniques d’apprentissage automatique, les algorithmes informatiques façonnent de nombreuses dynamiques sociales, politiques et culturelles, et ce, de manière croissante, invisible et souvent inexplicable. Dans tous les domaines, du droit et de la politique au commerce et à l’art, les algorithmes sont de puissantes logiques structurantes et des forces sociotechniques. Mais que signifie « l’échec » des algorithmes ? Qu’apprenons-nous sur les logiques et les forces qui créent les algorithmes lorsqu’on les perçoit comme ayant commis une erreur ? En considérant les algorithmes comme une culture, je soutiens que les erreurs algorithmiques sont des constructions construites par des forces informatiques, psychologiques, organisationnelles, infrastructurelles, discursives et normatives entrelacées. Dans cette conférence, je raconterai trois histoires d’erreurs algorithmiques, j’illustrerai leur dynamique sociotechnique et j’examinerai les forces institutionnelles et normatives qui définissent « l’échec. » Au lieu de considérer les erreurs algorithmiques comme inévitables ou évidentes, je les vois plutôt comme une preuve de la façon dont les gens pensent que les systèmes devraient fonctionner, de qui a le pouvoir de déclarer l’échec, de quels préjudices dépendent les corrections, et de la façon dont la définition et la réparation des erreurs algorithmiques délimitent les problèmes publics.

Présentation en anglais.

26 janvier à 11h

Traces, mémoires, restitutions 3D : essais méthodologiques à partir de deux exemples régionaux

Présentation virtuelle. Inscrivez-vous pour participer à la présentation.

Pierre-Olivier Mazagol est docteur en Géographie et ingénieur géomaticien à l’Université Jean Monnet – Saint-Étienne, au laboratoire Environnement Ville Société (UMR 5600 CNRS). Il travaille sur des questions ayant trait aux techniques géomatiques, à l’environnement ainsi qu’aux Héritages culturels dans une démarche interdisciplinaire.

Michel Depeyre est Maître de Conférence HDR en Histoire et Patrimoines. Il dirige la composante du laboratoire Environnement Ville Société l’Université Jean Monnet – Saint-Étienne. Il travaille sur une approche réflexive de la spatialisation de faits, de phénomènes historiques ou patrimoniaux, matériels et immatériels.  

La plupart des historiens n’ont pas toujours à cœur de spatialiser les faits ou phénomènes historiques se trouvant au centre de leur recherche, négligeant ainsi les apports de la carte, voire de la reconstitution 3D. À ces préoccupations épistémologiques répondent les outils géomatiques encore trop peu utilisés par des disciplines qui pourtant pourraient en tirer profit. Dans une démarche interdisciplinaire, nos invités le Dr Mazagol et le Dr Depeyre nous présentons une méthodologie commune appliquée à deux exemples différents de par leurs contextes environnementaux et historiques : l’un porte sur la reconstitution d’un paysage de gorges ennoyées par un barrage en 1957, et l’autre sur la spatialisation des faits de Collaboration avec l’occupant allemand et de Résistance à Saint-Étienne entre 1940 et 1945. Le fruit de cette réflexion et de ce travail est aussi un apport essentiel pour le développent de la connaissance à destination du grand public.

Présentation en français.


Conférences d’automne 2022

La visualisation spatiale des données archéologiques de la place d’Youville (Montréal)

Léon Robichaud, Professeur titulaire (Université Sherbrooke)

Présentation en français.

De nouveaux outils de visualisation peuvent apporter des solutions aux défis de la gestion et de l’analyse des données archéologiques lorsque les quantités et l’espace prennent une certaine ampleur. Dans le cas du site de la place d’Youville, les fouilles ont permis jusqu’à maintenant de retirer plus de 320 000 artefacts répartis sur près de 2 000 mètres carré. Réalisée dans le cadre d’une collaboration entre le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal, l’Université de Sherbrooke et Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, une application géomatique facilite l’analyse de la répartition des artefacts sur la superficie du site et selon les phases identifiées par les archéologues. Les différents modes de recherche et de visualisation accélèrent la consultation des informations et permettent des analyses pointues qui auraient été très difficiles sans de tels outils.

Collections culturelles et patrimoniales numériques : Permettre un accès innovant et élargir la recherche

Clare Appavoo, Directrice générale du Réseau canadien de documentation pour la recherche

Présentation en anglais.

L’amélioration de l’accès au contenu culturel et patrimonial numérique et de sa découverte a modifié la manière dont les chercheurs en sciences humaines et sociales interagissent avec les données de recherche et les sources primaires, mènent leurs recherches à l’aide de divers outils et, enfin, diffusent les résultats de leurs recherches. Cette évolution de la recherche a entraîné un changement dans la façon dont la communauté des bibliothèques universitaires soutient les chercheurs au niveau institutionnel, régional et national. En tant que partenaires de la production et de la diffusion des connaissances, les bibliothèques universitaires, par l’entremise du Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR), investissent activement dans l’infrastructure universitaire afin de répondre aux besoins novateurs et évolutifs en matière de recherche. Clare Appavoo, Directrice générale du RCDR, partagera la vision de l’évolution de l’infrastructure actuelle de Canadiana et de l’amélioration du contenu pour inspirer de nouvelles recherches, mobiliser des données pour les sciences humaines et sociales et développer un secteur du patrimoine culturel canadien plus compétitif qui peut contribuer à la recherche numérique à l’échelle mondiale.  

Entretiens Jacques Cartier 2022

L’équité, la diversité et l’inclusion dans un contexte numérique

  • Date : le 29 novembre 2022
  • Heure : 9h à 17h
  • Lieu : Faculté des sciences sociales (FSS), salle 4007

Cet événement se déroulera en français.

Cet Entretien Jacques Cartier rassemblera des acteurs français et canadiens provenant des secteurs privé, universitaire et muséal afin d’examiner les possibilités qu’offre la technologie numérique pour représenter des identités diverses. Les échanges souligneront la contribution riche et dynamique de la diversité française et canadienne à l’évolution des sociétés où la présence numérique, dans toute sa complexité, prend de plus en plus de place. Cette activité est organisée en partenariat avec l’Université Lyon 2, l’École normale supérieure de Lyon, l’Université Jean Monnet et Ingenium : les musées des sciences et de l’innovation du Canada.


Conférenciers invités passés:

  • Jennifer Guiliano (IUPU) – Autochtones et sciences humaines numériques
  • Sabine Loudcher (Université Lumière Lyon 2) – Quelle recherche en informatique dans les humanités numériques?
  • James Lee (Université de Cincinnati) – Cartographier une reconnaissance mondiale avec 53 829 textes
  • Geoffrey Rockwell (Université de l’Alberta) – Communautés de mots : Catégories, listes et analyse de texte
  • Ariel Beaujot (Université Western Ontario) – La lutte pour abattre « le grand Indien » : Les sciences humaines numériques et leur utilisation dans le travail de justice sociale
  • Cecily Raynor (Université McGill) – Décoloniser le numérique : Cultures de connectivité dans le Web latino-américain
  • Shawn Graham (Université de Carleton) – Quoi? Ils vendent ça? Étudier le commerce des restes humains sur les médias sociaux
  • Laura Mandell (Université Texas A&M) – Alimenter et soutenir une infrastructure scientifique conçue à partir de rien
  • Alan Liu (Université de Californie à Santa Barbara) – Présupposition infrastructurelle : Sciences humaines numériques et études critiques des infrastructures