Relier les cultures

SHNTech vise à créer un espace dans lequel les participants peuvent discuter de questions critiques relatives à la recherche et à l’enseignement en Sciences humaines numériques à travers une variété de formats, y compris des présentations des conférenciers invités, des tables rondes et des panels d’engagement communautaire.

Le thème conceptuel « relier les cultures » est au cœur de la programmation de SHNTech 2020 avec des ateliers sur l’analyse des réseaux sociaux, les données ouvertes liées, la visualisation de données et l’analyse de texte, ainsi que des événements quotidiens qui se concentrent sur les défis entourant la détermination, la visualisation et la compréhension des réseaux et des connexions dans et entre les espaces culturels. Nous visons à élargir nos discussions sur la manière dont les outils nous permettent de comprendre les liens entre les individus dans les contextes régional, national, international et même virtuel.

Ces événements se dérouleront dans l’ÉspaceCréatif (la pièce 302 de la Pavillon Pérez) de 13h00 à 14h20.

Table ronde sur le rôle de la bibliothèque dans les communautés SHN

Le lundi, 11 mai 2020

Les chercheurs qui planifient des projets numériques se tournent souvent vers la bibliothèque de leur institution pour tirer parti de l’expertise technique locale existante. Le rôle de la bibliothèque va souvent au-delà de la connaissance des applications et des capacités d’hébergement, car elle est idéalement positionnée comme un centre communautaire sur le campus. En tant que telle, elle peut faciliter le développement de communautés de DH florissantes en offrant un espace pour faciliter les collaborations et les partenariats. Sous la direction de Jada Watson, coordinatrice de DH, les panélistes discuteront de la manière dont la bibliothèque peut non seulement créer des ponts entre les chercheurs et la technologie, mais aussi fournir un important soutien à la gestion de projets et favoriser un environnement où les chercheurs peuvent échanger des idées et collaborer sur des projets.

Conférencière invitée sur “Co-design de technologies numériques en santé : Relever le défi de l’acceptabilité sociale”

Le mardi, 12 mai 2020

Sylvie Grosjean, Département de communication (Université d’Ottawa)

De nombreuses technologies numériques en santé (ex. : applications mobiles, capteurs sensoriels intelligents, objets connectés) n’atteignent pas leurs objectifs car le processus de conception ne tient pas compte de la relation complexe qui existe entre la technologie, les utilisateurs et leur environnement social. Une technologie numérique de santé refusée par une partie de la population, abandonnée par une autre, ou génératrice d’inégalités sociales de santé pointe une réalité courante dans le domaine des innovations technologiques, celle de leur acceptabilité sociale. Les problèmes d’acceptabilité sont liés à des logiques de conception des technologies que nous avons qualifiées de technocentrées (Grosjean et Bonneville, 2012). Or, peu d’attention est portée sur les normes sociales, les valeurs culturelles qui sont sous-jacentes au développement de ces technologies (Gras, 2013 ; Vial, 2014 ; Tello-Rozas, 2016 ; Silva et al., 2018). Et comme le souligne Lupton (2014) l’enthousiasme techno-déterministe dominant en faveur des technologies numériques de santé tant à reléguer au second plan une réelle prise en compte des dimensions sociales et culturelles dans la conception de ces technologies. L’objectif de cette conférence sera de montrer en quoi une approche de co-design peut contribuer à mieux prendre en compte ces enjeux d’acceptabilité sociale. Pour ce faire, nous présenterons une démarche de co-design mise en œuvre dans le cadre d’un projet international visant le développement de technologies numériques en santé pour des personnes vivant avec la maladie de Parkinson (http://icare-pd.ca). Nous montrerons à travers l’étude d’un cas spécifique – le design de la plateforme eCARE-PD – en quoi le l’approche de co-design permet que se négocient et se définissent progressivement les conditions de l’acceptabilité sociale de cette technologie.

Panel communautaire sur les données liées ouvertes

Le mercredi, 13 mai 2020

Susan Brown (English de l’Université Guelph) et Kimberly Martin (Histoire de l’Université Guelph) présentera l’initiative Linked Infrastructure of Networked Cultural Scholarship (LINCS), un projet de recherche financé par la FCI qui créera un triple magasin de données nationales reliées afin de créer un changement radical dans la disponibilité des données sur les sciences humaines.

Conférencière invitée sur “Les réseaux transhispaniques de solidarité féministe”

Le jeudi, 14 mai 2020

Vanessa Ceia, Études hispaniques (Université McGill)

Le 8 mars 2019, les communautés Twitter hispanophones ont déclenché un tollé polyvocal contre la violence sexiste, tandis que des manifestations hors ligne se déroulaient simultanément dans des villes du monde entier. Bien que les hashtags anglophones tels que #MeToo et #WhyIStayed aient attiré l’attention des spécialistes des médias numériques, les hashtags féministes générés par les communautés Twitter hispanophones en Espagne, dans les Caraïbes et en Amérique sont rares. Cette conférence présente les résultats d’une analyse multimodale spatiale et thématique des appropriations régionales de hashtags féministes tels que #8M, #YoTambien et #NiUnaMenos. Par le biais d’analyses spatiales, de réseaux et de fréquences de mots des principaux hashtags, cette conférence cartographie la montée et la propagation des réseaux transhispaniques de solidarité féministe en ligne, du niveau local au niveau transnational.

Table ronde sur les méthodes postcoloniales dans la recherche SHN

Le vendredi, 15 mai 2020

Vanessa Ceia de l’Université McGill dirigera une discussion sur les méthodes postcoloniales dans le cadre de la recherche en sciences humaines numériques avec des chercheurs invités.

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